La chance !?

Dernière mise à jour : 11 nov. 2025
« Tu as de la chance… toi ! »
ou son inverse, « Oooh, pas d’chance ! »
Deux petites phrases, quelques mots à peine, que l’on prononce sans y penser. Elles ont pourtant un point commun : elles ne rendent pas justice au protagoniste. Comme si la vie se jouait à pile ou face, entre coup de bol et fatalité.
Et si, finalement, la chance n’avait rien à voir avec le hasard ?
Et si elle était plutôt la conséquence d’un subtil alignement entre le bon quoi, le bon quand et le bon comment ?
La chance, dans l’imaginaire collectif, c’est ce petit coup de pouce magique, ce facteur invisible qui fait que “ça marche” pour certains, et pas pour d’autres. Plus j’avance, plus je me dis que la chance n’a rien d’un hasard. Elle est souvent la rencontre subtile entre le bon quoi, le bon quand et le bon comment.
C’est une forme d’alignement : celui entre ce que je veux, ce que je ressens, et ce que je fais.
Le « bon quoi »
Savoir ce qu’on veut. Ou, au moins, ce qu’on ne veut plus. Ce n’est pas toujours clair au départ : on tâtonne, on explore, on se trompe, on affine. Mais à partir du moment où l’on se remet à l’écoute de soi, où l’on arrête de courir après les attentes des autres, quelque chose change. Les choix deviennent plus justes, les opportunités plus évidentes. C’est comme si la vie répondait mieux à nos intentions quand elles viennent du bon endroit.
Le « bon quand »
Il y a des moments où l’on veut forcer le destin. Et d’autres où tout s’aligne sans effort. Avec le temps, j’ai compris que la chance n’aime pas la précipitation. Elle aime la disponibilité intérieure : cet espace où l’on est prêt à accueillir ce qui vient, même si ce n’est pas ce qu’on avait prévu. C’est souvent quand on lâche le contrôle que les choses trouvent leur place.
Le « bon comment »
Enfin, il y a la manière. La posture. Celle qu’on adopte face au monde. On peut vouloir, attendre, espérer… mais sans mouvement, rien ne se passe. La chance aime l’action. Mais pas n’importe laquelle : celle qui vient du cœur, de la curiosité, de la confiance. Pas celle du “il faut”, mais celle du “j’y vais”.
Ce que Philippe Gabilliet m’a appris
J’ai eu la chance – la vraie ;-) – d’avoir Philippe Gabilliet comme professeur. C’est lui qui m’a fait comprendre que la chance n’est pas ce qui “arrive”, mais ce que l’on rend possible. Il disait souvent :
« Les gens chanceux ne sont pas ceux à qui il arrive des choses, mais ceux qui savent quoi faire de ce qui leur arrive. »
Cette phrase m’accompagne depuis des années. Parce qu’elle remet la responsabilité au bon endroit : non pas dans le hasard, mais dans la conscience.
Et si la chance, c’était ça ?
Non pas un miracle réservé à quelques élus. Mais un état d’être. Une disposition intérieure. Une manière de se tenir dans la vie : présent, curieux, aligné, en mouvement.
Alors oui, peut-être que j’ai de la chance. Mais surtout, j’ai appris à la reconnaître quand elle passe, à la provoquer parfois, et à la remercier souvent.
En guise de clin d’œil
“La chance, c’est la compétence qui rencontre l’opportunité.” — Philippe Gabilliet
Et si, finalement, avoir de la chance, c’était simplement être prêt au bon moment pour accueillir ce qu’on a semé ?





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